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Conclusions

Conclusions

Animé par Edmond Bizard

Publié en ligne le 28 août 2006

Edmond BIZARD :
Notre débat a été animé, nous avions beaucoup à dire. Nous avons écrit conclusions au pluriel, c'est un peu prétentieux ! Pour conclure, je suggère que ceux qui le souhaitent puissent dire en quoi ils ont trouvé intérêt à cette journée.

Christian PINAUD :
Il y a vingt-cinq ans j'ai été un collaborateur de l'OAVUP-je terminais mes études à Poitiers -j'ai travaillé avec toi, j'ai travaillé avec M. Marchessou. Maintenant, je reviens vingt-cinq ans après, je retrouve l'OAVUP : je suis époustouflé par le chemin parcouru. Félicitations à toute l'équipe. Je suis époustouflé sur plusieurs plans à la fois. En termes conceptuels, j'ai l'impression, grâce aux interventions de ce matin, qu'il y a eu un chemin conceptuel considérable parcouru. Les premiers intervenants que j'ai connus à l'époque qui «faisaient du concept», c'était Jean Cloutier et d'autres aussi. Nous avons eu ce matin Marc Guillaume qui est quand même une sommité dans ce domaine en France. L'OAVUP me semble avoir réussi à s'attacher des gens qui ont une dimension intellectuelle et conceptuelle significative dans ce domaine-là. J'ai été aussi très intéressé par les trois présentations qui ont eu lieu ensuite et qui sont des présentations faites par des professionnels. Nous avons eu un monsieur qui appartient à une très grande entreprise nationale, Bull, nous avons eu quelqu'un qui appartient au monde de l'édition papier, Télérama, et puis quelqu'un du milieu scolaire qui est de Couhé. L'OAVUP a su s'attacher des collaborations professionnelles, des gens qui exercent tous les jours dans ce domaine des nouvelles technologies et sur plusieurs plans à la fois : édition, entreprise, éducation. Et puis avec les dernières communications, nous découvrons que finalement l'OAVUP suit le chemin, nous avons un intranet. Félicitations sur le plan conceptuel, sur le plan ancrage dans la vie professionnelle des entreprises qui font la vie de ce pays et bravo aussi pour l'évolution interne en termes technologiques et la mise à jour des outils pédagogiques dont on a besoin tous les jours dans un milieu comme le vôtre.

Edmond BIZARD :
Merci Christian. Si l'un ou l'autre d'entre vous peut aussi nous suggérer comment aller plus avant, comment poursuivre notre chemin, compte tenu de son expérience ou de ce qu'il a perçu dans cette journée, cela nous aidera pour l'avenir.

Guy LAFRECHOUX :
Tout d'abord, je voudrais intervenir pour vous remercier, mais en même temps pour faire remarquer aussi que ce qui n'a pas été dit totalement, c'est le côté pluridisciplinaire qui se fait jour à travers ce qu'on a vu. On est dans une faculté des sciences humaines, moi je suis professeur de sciences dans un lycée, vraiment c'est le renversement un petit peu parce que ce sont des gens des sciences humaines qui nous mettent en place un outil qui va nous être très utile à nous professeurs de sciences et puis qui va nous sortir de notre science. Moi, je suis frappé de l'ouverture que ça peut générer, c'est-à-dire que, en fait, si on fait bien les choses, les scientifiques vont travailler avec les professeurs de lettres, avec les professeurs de langues, et avec les documentalistes. C'est un gros, gros progrès pour l'enseignement secondaire si on arrive à mettre ça en place.

Edmond BIZARD :
Merci de votre témoignage, de vos propositions pour l'avenir.

Dominique SEMONT, Consultant Éducation, Bull :
À partir de ce que j'ai vu et entendu au cours de cette rencontre, j'ai appris qu'il y a nécessité, et vous l'avez souligné à plusieurs reprises, parce que là on est dans le cadre d'un DESS, une formation qui doit conduire vers le métier, l'emploi, être opérationnel rapidement, j'ai appris qu'il est nécessaire de mixer les sources d'information, les produits que vous avez à utiliser. Ce que vous nous avez présenté me semble être tout à fait remarquable. Je me situe en tant que Bull par rapport aux produits qui ont été montrés, et aux produits avec lesquels je me forme. Il faut toujours considérer qu'il n'y a pas une solution, qu'il n'y a pas un moyen ni une méthode. Si vous voulez être opérationnel et professionnel rapidement, il faut toujours avoir des moyens qui soient divers, multiples. Je pense qu'il faut privilégier celui que vous avez développé pour votre propre expérience. On a parlé de Lotus Notes, de Lotus Open Space qui sont des produits très lourds, très complexes mais qui, dans une situation d'entreprise et pour des grands nombres, sont tout à fait adaptés. Donc, j'ai appris à la fois qu'il n'y a pas d'outil universel et que l'expérience que vous venez d'engager, il faut surtout la poursuivre, mais gardez cet esprit ouvert vers ce qui se passe également dans l'entreprise. Peut-être que pour des enseignants du second degré, un produit comme celui que vous venez de montrer est tout à fait efficace, mais il n'y aura pas un produit qui répondra à toutes les attentes. Il faut continuer à garder cet esprit-là.

Benoît ROQUES :
Effectivement, c'est une dimension qu'on a voulu intégrer, c'est-à-dire l'identification du dispositif à un public, à une formation. L'oaNet a la forme qu'il a. Il se trouve qu'il convient dans son découpage de rubriques, il convient à des besoins, à une attente d'une population. Je crois que c'est ce qu'a voulu développer Télérama, avec son site, une rédaction, une façon de s'adresser aux internautes qui montre bien qu'il s'agit d'identifier un site à une population.

Christine PEYRAUD :
Je dirige le Centre de formation aux métiers du livre et de la documentation, ici à Poitiers. J'ai beaucoup appris et j'ai aussi été très intéressée par l'aspect concret et l'aspect très clair des exposés et je regrette que nous n'ayons pas été plusieurs bibliothécaires. Nous sommes deux à participer à cette journée. Un de mes chevaux de bataille, c'est que documentalistes et bibliothécaires doivent se retrouver et se rencontrer autour de toutes ces nouvelles technologies. J'espère que les actes seront diffusés suffisamment pour que mes collègues puissent profiter de cette journée qui pour moi a été très intéressante.

Vincent MERMIER :
Moi je trouve que ce qui est vraiment super, c'est de dire : on y va et on y va sur le terrain et on expérimente dans le concret. C'est ce qui manque trop souvent. Ce que vous avez fait m'a bien servi aussi pour m'aider à conceptualiser ce que nous allons mettre en place au sein de mon établissement d'enseignement professionnel. Donc, c'est ça aussi, c'est le côté très laboratoire dans lequel on peut essayer et apprendre en essayant, en étant expérimental. Un grand merci encore.

Edmond BIZARD :
Nous allons clore cette journée en souhaitant longue vie et développement à l'oaNet, pas seulement à l'oaNet ! mais surtout que nous puissions poursuivre ce travail. Le chantier est largement ouvert et l'enjeu culturel est d'importance. Nous avons fait un pas et nous avons pu le faire avec des publics différents, ce dont je suis très heureux. Je suis très heureux, en effet, de cette ouverture au-delà de nos frontières d'institutions d'enseignement, que d'autres aient pu venir et se sentir à l'aise. Merci à tous et à la prochaine fois !

Pour citer cet article :  (2000). "Conclusions".  Actes des Premières Rencontres Réseaux Humains / Réseaux Technologiques.  Poitiers,  26 juin 1999.  "Documents, Actes et Rapports pour l'Education", CNDP, p. 93-95.

En ligne : http://edel.univ-poitiers.fr/rhrt/document878.php (consulté le 12/12/2017)

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